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Le CBMN et BIOLAFFORT scellent leur collaboration au sein du LabCom REDOXWine

Le 7 mars dernier, le CBMN et l'entreprise BIOLAFFORT, leader mondial dans les solutions œnologiques, ont inauguré le laboratoire commun REDOXWine visant à développer de nouveaux outils et méthodes d’analyse de la chimie du vin et de les valoriser à une échelle internationale.

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Vendredi 7 mars 2025, la société Biolaffort, filiale R&D du groupe LAFFORT spécialisée dans la production et la distribution de produits oenologiques, le CNRS, l’université de Bordeaux, Bordeaux INP et l’ANR ont inauguré un laboratoire commun de recherche pour étudier l’oxydation prématurée et le vieillissement accéléré des vins.

Comprendre et prédire les étapes de vieillissement du vin

L'objectif de ce laboratoire est de comprendre et de maîtriser les équilibres redox des vins (oxydation / réductions chimiques et biologiques) au cours de leur élaboration. A terme, cela permettrait de proposer de nouveaux outils analytiques et de développer des techniques permettant non seulement de faire face au changement climatique qui affecte la filière vinicole mais aussi de s'adapter plus facilement aux évolutions des goûts des consommateurs ainsi que résister à une concurrence accrue entre les vignobles du monde.

Les changements de température, les exigences des citoyens comme la commercialisation et l'exportation croissante des bouteilles qui rendent ardu le maintien des qualités gustatives des produits sont devenus des problématiques économiques décisives. L'ambition de ce laboratoire commun de contrôler les processus d'oxydation du vin serait une solution apportée aux viticulteurs pour pallier ces difficultés et maintenir la compétitivité du secteur.

Grâce à des approches spectro-électrochimiques multi-paramétriques et de traitement du signal, le LabCom va caractériser la signature redox des vins en fonction de leurs cépages, origines, terroirs, des pratiques oenologiques et de conditions d’oxydation (douces à forcées), afin de comprendre les relations entre l’état redox des vins et leurs qualités voire leur aptitude au vieillissement. Il s'agira ensuite de valoriser ce travail auprès des professionnels afin qu'ils s'en emparent.

Une démarche de soutien à l'innovation

La création du LabCom REDOXWine vient officialiser une collaboration scientifique et technique débutée au milieu des années 2000 entre les équipes des deux partenaires.

Financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR), à hauteur de 363 K€, pour une durée de 54 mois, REDOXWine  s'inscrit dans un dispositif de l'ANR qui "vise, comme le rappelle  Dominique Dunon-Bluteau, Directeur des opérations scientifiques de l’ANR, à renforcer la création de Laboratoires Communs entre les entreprises (TPE, PME, ETI et start-up) et les acteurs de la recherche académique dans une démarche générale de soutien à l’innovation portée par l’Agence. L’ensemble est motivé par la nécessité d’accompagner les acteurs socio-économiques et les entreprises pour les rendre plus compétitifs et en capacité de se saisir des enjeux actuels." 

La cérémonie de signature officialisant la création du laboratoire commun RedoxWine s’est tenue le vendredi 7 mars en présence de Mehdi Gmar, directeur général délégué à l’innovation du CNRS, d’Etienne Duguet, Vice-président en charge de l’Innovation à l’Université de Bordeaux, de Dominique Dunon-Bluteau, directeur des opérations scientifiques de l’ANR, de Virginie Moine, directrice scientifique de la société Biolaffort, et de toutes les équipes investies dans ce projet.